Toutes ses chansons remaniees

Et on stage, Raphaël a créé la suprise. Il a pour ainsi dire remanier tous ses titres, les assaissonnant de sonorités gipsy, les faisant redécouvrir à son public qui les connaissait évidemment par coeur, leur permettant de retrouver une deuxième jeunesse.

Pendant deux heures, il n’y a eu aucun temps mort. Raphaël, en trench sombre, jeans et galoches, était investi, complètement habité. Il a occupé l’espace avec intensité et naturel. Soit nos souvenirs de la tournée précédente ne correspondaient pas à la réalité d’alors, soit la paternité a complètement transformé Raphaël.

Une vue panoramique

En plus d’avoir un répertoire solide, fait de véritables petits bijoux (Et dans 150 ans, Sixième étage, Le petit train, Ne partons pas fâchés, Caravane, Ô compagnons), Raphaël s’est entouré des meilleurs pour l’éclairage et le décor. Une structure métallique descendait jusqu’au trois quart de la scène, ce qui donnait l’impression de voir Raphaël et ses six excellents musiciens sur une carte postale, en vue panoramique.

Raphaël voulait

« un décor années 30, un peu industriel. Un mélange d’Aéropostale et de vieilles usines, avec ce genre d’éclairages. »

C’est réussi. La lumière était parfaite, tamisée ou éblouissante, mais jamais trop présente, ni trop peu.

Un moment privilegieé

Cent fans ont eu la chance de repartir du concert avec une clé USB sur laquelle se trouvait le concert du soir-même. Une initiative sympathique qui pourrait bien se faire une place régulière dans le monde des concerts à l’avenir.

Et les fans qui ont réussi à décrocher cette petit clé ont vraiment eu de la chance parce qu’en sortant de là, on a vraiment eu l’impression d’avoir passé un moment privilégié avec Raphaël, une parenthèse dans cette vie de fou d’une rare intensité. Quel pied!

Déborah Laurent

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