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Le principe de l’art vivant est d’offrir, à chaque fois, une prestation unique. Le choix de Raphael de faire appel, sur les dates de sa tournée de Somnanbules, à une chorale d’enfants différente chaque soir y tend magnifiquement.

Présents dès le début du concert pendant un gros tiers du tour de chant de l’artiste, les choristes béthunois ont donné un souffle profond aux compositions du dernier album.Arsenal , Somnanbules , Sur mon dos , Tous mes petits enfants enchaînés. La chorale avait préparé quatre titres ? C’était compter sans un petit jeu de questions-réponses avec Raphael, enchaîné avec Si jamais ne naît demain et Ramène-moi en arrière . Ovation nourrie pour les petits chanteurs.

Désarroi

 

Et début d’une deuxième partie de concert qui convoquera dans un même élan Christophe, Alain Bashung et David Bowie. Les deux premiers pour une vision de la chanson française aux arrangements soignés, au chant hypnotique gorgé d’émotion maîtrisée et aux mélodies ciselées. Le dernier par une reprise à l’os de Blue Jean , qui terminait un triptyque intimiste présentant Raphael seul avec sa guitare.

Chanson pour Patrick Dewaere était un autre temps fort d’un concert qui tendait inéluctablement vers la fin. Ne partons pas fâchés précédait le rappel où figurait Et dans 150 ans et le magique Caravane , réorchestré en une échappée folk. Pas de grosses guitares, beaucoup de nuances dans les arrangements. Le voyage était merveilleux. Et inoubliable après les attentats de la veille.

En début de concert, avant que les premières notes ne montent, Raphael exprimait son désarroi.

« On jouait hier en banlieue parisienne. Les quartiers où on habite étant bouclés, on s’est débrouillé pour dormir à droite, à gauche. Ce matin, quand je suis rentré chez moi, j’ai vu mes deux petits garçons qui ont 7 et 3 ans. Je me suis demandé comment leur expliquer ce qui s’était passé, comment leur parler de la barbarie qui monte, du mal radical, de gens d’une lâcheté répugnante qui tirent sur de pauvres gens sans défense parce qu’ils se sont réunis un soir dans une salle de spectacle un peu comme nous, exactement comme nous sommes réunis ce soir, simplement pour écouter de la musique. Évidemment, on pense à ces familles qui sont précipitées dan un naufrage absolu depuis deux jours, à ces enfants qui vont être orphelins, laissés à leur sort minuscule. On est tous bouleversés. J’avais envie de me rouler en boule dans mon lit, de pleurer et d’attendre que ça passe. On a demandé si le concert de ce soir était maintenu. On nous a dit oui. Ça m’a paru un peu curieux. Est-ce que c’est pas un peu anormal de se réjouir, de se divertir alors qu’il s’est passé quelque chose d’aussi terrible ? J’ai réfléchi : ce qu’on allait faire, c’était le cauchemar des types de Daesh. Il ne fallait pas s’en priver. »

Et de citer Winston Churchill, qui, pendant la seconde Guerre mondiale avait tout résumé : «Si on ne se bat pas pour la culture, pourquoi est-ce qu’on se bat ? »

Source : http://www.lavoixdunord.fr/region/bethune-raphael-et-de-jeunes-choristes-pour-un-moment-ia30b53934n3163044

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Sur les reseaux ..

 

Candy M. : Merci infiniment pour cet agréable concert. C’est toujours un plaisir d’assister à vos concerts.
Comme vous l’avez dit, il restera gravé dans nos cœurs, plus que les autres.
Bonne continuité dans votre tournée et beaucoup de courage suite aux événements…
Sylvie C: MERCI pour ce concert qui restera graver dans nos cœurs et nos mémoires…