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RETOURNER A LA MER recueil de nouvelles chez Gallimard
Sortie le 02/02/2017

 

Un colosse, vigile dans les salles de concert, et une strip-teaseuse, au ventre couturé de cicatrices, partagent une histoire d’amour…
L’employé d’un abattoir sauve un veau de la mort et le laisse seul dans l’usine fermée pour le week-end.
À sa sortie de l’hôpital, un homme part se reposer dans le Sud avec sa vieille maman.
Trois adolescents livrés à eux-mêmes entendent un bruit inconnu qui pourrait bien être celui de la fin du monde.
Tous ces personnages prennent vie en quelques phrases, suivent leur pente et se consument.
Il suffit d’un contact, peau contre peau, d’un regard, d’une caresse, pour racheter l’humanité.
Raphaël Haroche nous décrit dans un style fin et épuré les états d’âme d’êtres malmenés.
Les questions qu’il pose au lecteur sont profondes, inattendues, parfois drôles ; elles sont toutefois traitées de telle manière que l’étrangeté ou le tragique touchent au poétique, au sensoriel.
Retourner à la mer
Collection Blanche, Gallimard
Parution : 09-02-2017

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Disponilble sur amazon  17€50 : http://amzn.to/2kg1PL6

Extrait

Extrait PDF (Source Galimard)

Sous forme de plusieurs histoires à la limite du conte, Raphaël Haroche nous décrit les états d’âme d’êtres malmenés, plus ou moins perdus, et profondément humains. “Retourner à la mer” est un recueil de nouvelles -profondes, inattendues, parfois risibles- dans lesquelles l’étrangeté ou le tragique touchent au poétique, au sensoriel.

 

Ils en parlent ..

 

  • Claude Zuena

    LE PETIT CHANTEUR ”RAPHAËL” REMIS A SA PLACE.

    Ce petit bobo au talent improbable mais chéri par les médias pour ses engagement dans l’air du temps, qui a passé son enfance à Boulogne-Billancourt d’abord, mais grandit derrière les hauts murs d’un hôtel particulier du Marais, et fréquenté le lycée Henri IV, se donne des airs de “pourfendeur ” des valeurs traditionnelles et patriotiques dans le confort douillet du 17ème arrondissements de Paris…
    A une époque où il est de bon goût de “niquer la France”, de siffler son hymne national, de primer une photo montrant un homme se torchant les fesses avec le drapeau bleu blanc rouge, le chanteur Raphaël a sorti, avec une promotion médiatique énorme, une chanson intitulée : “Patriote”.
    Il a choisi, pour faire sa publicité, de monter sur une échelle pour tenter de tourner en dérision Jeanne d’Arc, et à travers elle, notre pays.
    Cela a fait réagir Myriam PICARD, jeune femme de 25 ans, qui a tenu à rosser ce “freluquet”, avec un style, un panache et une élégance dont nous avons envie de vous faire profiter :

    Lettre ouverte au ”petit Monsieur” Raphaël Haroche !

    “J’ai 25 ans, et je ne laisserai pas un freluquet comme vous, Raphael, insulter la France.Vous vous êtes permis récemment de commettre une chanson : « Le patriote »
    Le message que vous y donnez est clair : vous méprisez la France, vous méprisez les Français.

    En voici quelques extraits éloquents :
    “Si j’étais moins intelligent, Si j’avais pas ma carte de lâche, je leur foutrais mon pied dans les dents, je leurs faciliterais pas la tâche / En première page des magazines, Ils sont partout dégueulant leurs réformes et leur grippe porcine, le bon peuple et son président… Il faut chanter la Marseillaise, et avec la main sur le cœur, moi je la siffle avec les Beurs, prie pour qu’au foot on soit de la baise, l’ordre moral est bien partout, la démago de gauche droite, j’aime mieux attendre qu’ils soient bien saouls, avant de me battre ”

    Pour mettre en valeur ces paroles hautement patriotiques, vous avez organisé une lamentable mise en scène, en enfourchant la statue de Jeanne d’Arc (place des Pyramides) et en chuchotant, à l’oreille de ce symbole de la France, combien vous méprisiez ce pays.
    Si vous n’êtes pas content de la France, la porte est ouverte ; grande ouverte.

    Nous n’avons que faire de « rebellocrates » qui croient monter des barricades quand ils se contentent de gravir prudemment une échelle sous l’œil complice dune caméra. Et sachez que si vous vous permettez encore une fois de peloter aussi bêtement une statue de Jeanne d’Arc, il y aura sans doute quelques bons Français pour vous rappeler un peu vigoureusement, avec des méthodes de l’ époque, ce que fut cette bergère de quinze ans pour des milliers de Français désespérés.

    Ce n’est pas parce que vous avez beaucoup d’argent, une petite gueule d’amour de Rimbaud en mal de talent, et l’admiration des bobos des rives gauche et droite, que vous pouvez vous permettre de donner des leçons aux Français.
    Ces Français que vous jugez « désolants » , bramez-vous.
    Certes, quand ils tolèrent qu’un adolescent attardé de 35 ans leur donne des leçons de vie. Votre chanson et son clip offensent les millions de personnes qui sont mortes pour la France; vous marchez sur un sol trempé de larmes et de sang, un sol qui a pu garder son nom et son âme grâce à des hommes et des femmes qui se sont sacrifiés pour que vous ayez un jour la possibilité de vivre libre dans ce pays sur lequel vous crachez aujourd’hui.

    La Française que je suis vous prie de vous cantonner des débats a la hauteur de vos capacités. Battez-vous contre le réchauffement climatique, pour la béatification de Karl Lagerfeld, ou pour la culture du boulgour bio, mais ne vous mêlez pas de la France.

    Elle na que faire d’un planqué derrière ses lunettes noires (comme vous le dites si bien) qui vit très confortablement dans le XVIIme, na jamais eu peur de se faire tabasser dans le métro, et ne sait pas ce que c’est que de vivre à proximité d’un camp de Roms.

    Car vous ne vivez pas dans la réalité, vous l’ignorez !
    Papa-maman avocats, enfance Boulogne, scolarité à Henri IV, épouse qui, pendant que vous caracoliez sur la statue de Jeanne d’Arc, assistait a la « Fashion Week »: on ne peut pas franchement dire que vous êtes des damnés de la terre…
    Les étrangers, ça va dans des camps dites-vous avec ironie!!!
    Eh bien, si vous trouvez cela tellement révoltant, pourquoi n’en accueillez-vous pas quelques dizaines chez vous ?
    Avec vos moyens financiers, ça doit être possible. Et nous serions tous ravis de voir ce que donnerait cette confrontation de vos idéaux droit de l’hommistes avec la réalité.
    Car la réalité, monsieur, c’est que les Français n’en peuvent plus.

    Et si le gouvernement a décidé de faire une opération de communication en expulsant quelques Roms, c’est précisément parce qu’il sent la révolte d’un peuple qui n’en peut plus de vivre, jour après jour, la communautarisation de son pays.

    Voilà sans doute des mots que vous ne connaissez pas.
    Je vous invite donc à aller vous promener du côté des Mureaux ou de la Courneuve : ce seront des travaux pratiques très instructifs, je n’en doute pas!
    Vous verrez alors ce que pensent réellement ces Beurs dont vous parlez, et avec lesquels vous rêvez de siffler la Marseillaise. Vous allez connaître le sens des mots “bolosser” et “face de Craie”.

    Et j’ose espérer que vous mesurerez alors le courage de ceux qui osent se dresser contre cette inadmissible violence anti française et anti blanche qui gangrène notre pays.
    Car les gens de courage ce ne sont pas Zazie, Judith Godrèche, Christophe Willem et vous-même : vous vous indignez très confortablement, derrière des micros ou sur des plateaux TV, vous vous battez contre des moulins vent, et avez l’impression qu’en défendant l’antiracisme ou le maintien des Roms en France, vous êtes dans l’irrévérence, alors que ce gouvernement que vous critiquez donne depuis des années des millions d’euros à des associations qui pourfendent les mêmes méchants que ceux que vous désignez d’un doigt lisse bordé de cachemire…

    Votre chanson sur le mépris signe celui que vous avez pour le peuple, pour ses inquiétudes, pour ses souffrances.
    Mépris pour les symboles d’un pays qui ne doit pas être si atroce que cela puisque tant de gens veulent y rentrer et y rester…

    Quel sera le prochain acte de bravoure et de folie artistique du mutin de Panurge (merci Philippe Muray pour cette belle invention) que vous êtes, Monsieur ? Sans doute déféquer devant le Panthéon ?

    En vous posant en pseudo résistant, vous vous inscrivez au contraire parfaitement dans l’histoire des collabos et des traîtres qui ont sali notre pays.
    Vous êtes de ceux qui, depuis plus de trente ans, forcent les Français à se battre la coulpe en permanence, à rougir de leurs valeurs et de leur histoire, à cracher sur tout ce qui est digne et respectable dans un des rares pays où on ne vous colle pas au gnouf pour des propos comme les vôtres.

    J’ai 25 ans, Monsieur, je suis française, et fière, quoi qu’il arrive, de mon pays.
    Aucune nation, jamais, n’est parfaite. Mais j’ai la chance de faire partie d’une grande et belle histoire, j’ai derrière moi des siècles d’héroïsme et de grandeur.

    J’essaie d’en être digne, tant bien que mal. Alors quand je vois un si petit freluquet s’estampiller bouffon dune cour et d’un système qui lui rapportent tant d’argent et de médiatisation, je ne peux que me dresser, du haut de ma jeunesse, et vous rappeler à l’ordre.

    Au nom de cet hymne que vous raillez, de cette Jeanne dArc dont vous vous servez, veuillez, Monsieur Haroche, avoir un peu d’humilité, d’intelligence, et de décence. Vous n’êtes pas Guy Moquet, ni Emile Zola. Mais un petit Parisien conformiste dont le plus grand acte de bravoure de sa vie aura été sans nul doute de monter sur une échelle, place des Pyramides, sans un harnais de sécurité…”