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« Ce disque, je l’ai enregistré avec Benjamin Lebeau, et on a essayé d’arriver à quelque chose de différent, qui ne sonne pas comme de la variété traditionnelle ».
L’album s’appelle « Super Welter ». Y a-t-il des points communs entre la boxe et la musique ?
Pas vraiment, non. Il y en a peut-être, mais ce n’est pas pour cela que j’ai choisi ces mots. C’est surtout pour l’image, parce que je trouvais ce titre joli, ça veut dire super-tourbillon…
Super-tourbillon, ça définit le disque ?
Oui, assez, je trouve. Je l’ai enregistré avec Benjamin Lebeau, et on a essayé d’arriver à quelque chose de différent, qui ne sonne pas comme de la variété traditionnelle. À partir de là, tout était permis. J’espère que ça plaira aux gens, mais notre mot d’ordre, c’était : amusons-nous…
Vous avez eu l’impression de vous affranchir d’un règlement ?
Oui, absolument. On était vraiment libres et heureux. D’ailleurs, j’ai vraiment envie de recommencer, de refaire un disque tout de suite… On a oublié les formats, les habitudes, les règles. Je voulais comme ça sonne comme quelque chose de nouveau…
C’est très ambitieux, non ?
Je ne sais pas. Quand on écoute la radio actuellement, c’est comme si plusieurs mondes cohabitaient, et je ne sais pas du tout auquel j’appartiens.
On ne sait même plus si le format disque existe encore…
Oui, c’est vrai. Pour être franc, je n’y comprends plus rien. Mais ce n’est pas très grave, tant que j’ai la possibilité de faire des disques, je continue, ça me rend heureux. Faire un disque, c’est raconter une histoire, il y a un ensemble, une cohérence, un univers.
Enregistrer chez soi plutôt qu’en studio, ça change quoi ?
C’est une liberté incroyable. Il suffit d’un ordinateur et d’un synthé, et on peut faire un disque. Ça tient dans un sac à dos.Et on a un son aussi bon que dans un grand studio, si l’on sait s’adapter à la technologie.
Vous pensez que c’est votre album le plus réussi ?
Oui, absolument, mais pour être franc, je me dis ça chaque fois que je sors un disque. Cela dit, j’ai un faible pour « Caravane », j’ai beaucoup aimé ce disque. Peut-être à cause du succès qu’il a connu. Mais j’aimais bien aussi « La Réalité », mais celui-ci, tout le monde est passé à côté…
Le succès, ça rend accro ?
Non, vraiment pas. Je suis très content de l’avoir connu. Dans la vie d’un musicien, c’est important de connaître des succès populaires. Je suis ravi de savoir que les gens ont retenu trois ou quatre de mes chansons. Mais je ne cours pas du tout après ça. Si ça arrive, c’est le bonheur. Mais sinon…
Vous ne voulez pas jouer cet album sur scène ?
Je vais le jouer un peu. Mais ce que je ne veux pas, c’est partir pour une longue tournée. Passer près d’un an loin de ma famille, loin de mon studio, ce n’est pas d’actualité pour l’instant.Propos recueillis par Thierry Meissirel